Revenez-y

Publié le par Nectaire Tempion

La mésaventure dont j’ai parlé ces deux derniers jours me trotte encore dans la cervelle.

Quelle a bien pu en être la cause ?

Sur le site pornomosexuel, après les lignes noires sur fond pourpres, ces lignes en noir et blanc :

 

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Nectaire Tempion n’apparaissant pas (en tout cas là où j’ai regardé, mais ils disent bien « ici »), je n’ai rien à demander.

Il s’agit donc apparemment de passages prélevés ailleurs. Celui qui m’est attribué par Google ne peut provenir que d’ « Actualités du droit », mais le générateur automatique du pornographe est-il infaillible ? N’y a-t-il pas eu confusion avec le commentaire voisin, ou je ne sais quoi ?

Car je ne reconnais pas ma patte dans « black-blanc-beur-juif ».

Black fait peut-être britiche, mais je préfère dire nègre, à l’instar, notamment, de Césaire.

A blanc, je préfère leucoderme, néologisme inventé récemment par un raciste de couleur.

Beur est le verlan d’arabe, donc appelle les mêmes critiques. Ibn Khaldoun (ou peut-être Ibn Batouta, je ne suis plus sûr) avait, en son temps, dit que le grand chiqué, chez les nouveaux riches du Maghreb, était de se faire confectionner une généalogie arabe de complaisance.

« Blacks-beurs-blancs » est la devise du site. Mais « juif » ne peut s’y rattacher car le peuple élu n’est pas « visible ».

En effet, les ashkénazes ont un type plus ou moins germano-russe, les sépharades, plus ou moins italo-andalou, les juifs aborigènes, plus ou moins levantin, les fallachas, plus ou moins nilotique, et les juifs de Cochin, plus ou moins dravidien.

La judéité n’est donc pas « visible » ; sauf conversion, elle est lignagère : est juif celui dont la mère est juive.

Mais en voilà assez. Demain, si Dieu le veut, un peu de littérature.

 

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