J'ai envie d'être lu

Publié le par Nectaire Tempion

 

Inquiet sur mon avenir médiatique, j’osai demander conseil à un célèbre juge antiterroriste. En un clin d’œil, m’ayant toisé comme si j’étais un primo délinquant particulièrement minable, il rendit son verdict : "Tu es trop lent ”. Puis il motiva sa sentence : “ Quand tu dégaines, tu es déjà mort depuis trois minutes. Tu peins comme un pompier d’époque 1900. C’est du léché flasque... De la tripe, scrogneugneu ! Presse à deux mains les tubes pour en faire gicler l’acrylique sur la toile ! Pour écrire, c’est pareil : prends exemple sur Céline, pas sur Paul Géraldy ! Sur Morand, pas sur Proust ! Mais si tu tiens absolument à peser des oeufs de mouche dans des balances en toile d’araignée, propose ça à Dalloz Sirey, pas aux Presses de la Cité. Vu ?

- Oui, Chef. Je vais faire mon mieux.

- Et surtout, pas de digressions. Sur une copie d’exam’, ça s’appelle : hors sujet."

Dur, dur, car le texte est prétexte, et la digression, la récompense de l’auteur. La cerise sur la tartine. Mais chose promise, chose due. Et puis, c’est pour mon bien.

 

 

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danielgr 16/09/2009 11:00

Jacques Rouvière ne connaissait pas et la Littérature française illustrée pour les nuls non plus et c'est bien dommage. En effet, comment comprendre la littérature française au présent sans connaître un blog tel que celui-ci ? Il s'agit incontestablement là d'une autre histoire de la littérature française qui va peut-être s'écrire à travers ce nouveau vecteur, même si ce ne sera, éventuellement, qu'une petite histoire mais la rentrée littéraire 2009 ne devrait pas manquer pirée.