C'est pas beau de copier

Publié le par Nectaire Tempion

Pas beau mais de bonne guerre. Si l’on ne conservait que les premières pensées dans leur version originale, on aurait vite fait le tour de la littérature mondiale.

Voici quelques lignes, tirées d’une traduction préfacée par Monsieur Umberto Eco, qui n’est pas convaincu, mais pour lui ça n’a pas d’importance, de son attribution à Mazarin. Pour moi non plus, mais force est de convenir que si Son Eminence a vraiment écrit ça (en latin, mais tout de même), c’était un bien mauvais sujet :

 

" Voici maintenant une bonne méthode pour découvrir les vices de quelqu'un. Amène d'abord la conversation sur les vices les plus courants, puis, plus particulièrement, viens-en à ceux dont tu penses que ton interlocuteur est atteint. Sache qu'il n'aura pas de mots assez durs pour réprouver et dénoncer le vice dont il est lui-même la proie. C'est ainsi qu'on voit souvent des prédicateurs fustiger avec la plus grande véhémence les vices qui les avilissent eux-mêmes. "

Quant aux juges :

"Que toutes tes accusations soient prononcées non sur le ton sentencieux d'un expert en jurisprudence mais sur le mode d'une confidence amicale. Pimente le tout de quelques détails scandaleux que tu imagineras en fonction des propres vices du juge. Celui-ci y croira d'autant plus facilement que ces vices seront bien connus de lui et - mieux encore - il s'alarmera en pensant que, dans cette affaire, sa réputation, sa situation, sa vie même peuvent être mises en cause."

 

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