A propos de La Marseillaise

Publié le par Nectaire Tempion

 

A Diên Biên Phu, sur les cinq compagnies du bataillon Bigeard, deux étaient vietnamiennes. Après la bataille, elles furent dissoutes, selon l’usage militaire, car il ne restait plus un seul gradé vivant.

“Lorsque Bigeard décide d’envoyer deux compagnies du 5° BPV, les jeunes paras vietnamiens, qui n’ont pas encore d’hymne national, entonnent de toutes leurs forces La Marseillaise” (Geneviève de Galard, Une femme à Diên Biên Phu, J’ai lu n°7437, p.114).  

C’était de circonstance :

“Entendez-vous, dans nos campagnes,

Rugir ces féroces soldats,

Qui viennent, jusque dans nos bras,

Egorger nos fils, nos compagnes ?

Aux armes, citoyens...”

“Citoyens” fait mauvais genre,

mais nous pouvons corriger cela :

Aux armes, Condéens !

Aux armes, Vendéens !

Aux armes, Vietnamiens !

C’est nous, les Africains !

“Formez vos bataillons !

Marchons, marchons !

Qu’un sang impur arrose nos sillons”.

 

Bel appel au soulèvement paysan. Rouget de l’Isle avait bien du talent. Qu’est-il donc allé faire en face ? Carrière. Mais en 1830, il aurait dit :

-Ça va mal : on chante La Marseillaise.

 

“« Les combattants de Dien Bien Phu étaient - selon le mot de Bonaparte - des géants [je manque de guillemets] par le courage, l’audace, la camaraderie et l’abnégation » a écrit Henri Le Mire, et je souscris entièrement à ce jugement” (ibid. p. 212).

Ce “combat de géants”, comme l’a qualifié un connaisseur incontestable de la chose militaire, fut justement celui des Vendéens.

 

En avril 1975, les paras vietnamiens se sont sacrifiés pour couvrir l’évacuation  de l’ambassade américaine à Saïgon, alors que le gouvernement des Etats-Unis avait lâchement abandonné, par pur défaitisme intérieur, ses alliés indochinois aux laquais de l’impérialisme soviétique.

Ils sont morts au cri de “Vive la Légion !”

Etrangère, pas d’honneur.

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