A quoi sert l'impôt

Publié le par Nectaire Tempion

A couvrir les dépenses publiques, comme le prétendait Jèze ?

Et le déficit budgétaire ?

Jèze était  contre. Où est ce temps-là ?

Mais remontons plus loin encore . Ayant assisté par erreur, quand j’étais étudiant (l’ahuri s’était gouré de salle), à un TD d’assyriologie, j’y appris l’existence d’un conquérant, dont j’ai oublié le nom. Mais je me rappelle qu’il avait construit des routes (dépense publique), devinez pourquoi ? Pour mieux assurer la rentrée des impôts. L’inverse de l’hypothèse classique.

« Il y a des dépenses publiques »… quand on les a créées. Et pourquoi les crée-t-on ? C’est selon. Ainsi, le RMI fut institué pour justifier la création de l’ISF. La dépense publique et l’impôt forment un couple infernal.

Qui n’a pas toujours existé. Au XVIII° siècle régnèrent en Allemagne des principicules dont le faste, notamment architectural, ne coûtait rien à leurs sujets, car ces mini-souverains possédaient d’énormes revenus agricoles provenant de domaines à l’est. Mais quand la poche de ces princes, surtout les plus puissants, n'était pas suffisamment garnie pour leur permettre d’être aussi magnifiques qu’ils le désiraient, fallait que les vassaux, puis les sujets, enfin les citoyens, mettent la main à la leur, de plus ou moins bon gré. C’est l’origine de l’Administration (et des Parlements), c’est-à-dire de dépenses publiques de plus en plus lourdes, pour assurer la soumission des gens.

Quant aux guerres, loin de rapporter, c’étaient des gouffres.

S’il ne s’agissait que de financer le train du chef de l’Etat et de quelques autres, ce serait presque un plaisir, tandis que le mammouth… Mais sans le mammouth, pas de formatage au civisme, notamment fiscal.

Une machine infernale...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article