Après le génocide, le mémoricide

Publié le par Nectaire Tempion

 

Mais, entre les deux, en Vendée, le populicide.

 

Nous avons tous lu, de Monsieur Reynald Sécher, « Vendée, du génocide au mémoricicide », enrichi d’une préface de Gilles-William Goldnadel, et de deux postfaces par Hélène Piralian et Stéphane courtois, Cerf, 2011.

Tous les amateurs ont relevé, sous la plume de Monsieur Courtois, pages 349 à 351, un passage sur les autographes de Robespierre, dont le contenu n’apportait rien de neuf, postemptés à € 750000 au marteau, et une guillotine, censée d’époque révolutionnaire, non postemptée à € 190000, toujours au marteau.

La datation de ce rasoir national avait prêté à controverse et, d’un autre côté, la peine de mort, dont c’était l’instrument, a été abolie après un débat digne d’une classe terminale. Le chef de l’Etat n’est plus piégé par le droit de grâce. Il serait impolitique d’y revenir.

Non révisée bureaucratiquement.

Mais venons-en au travail de Monsieur Sécher. Pinailler sur le spécialiste est consubstantiel au profane. Il me semble que le génocide doit être, non pas séparé, mais distingué du populicide. Pour le génocide, voyez Lemkin ; pour le populicide, voyez Babeuf. Je propose donc le déroulement suivant :

1 – Provocation, peut-être inconsciente tant les suppôts de la Révolution étaient outrecuidants.

2 – Révolte.

3 – Répression.

4 – Représailles contre les vaincus (femmes et enfants exclus).

5 – Génocide (femmes et enfants inclus).

6 - Populicide : pour accélérer le service, le gouvernement décide de vider le territoire.

7 – Mémoricide.

Je suis pour l’abrogation de toute loi mémorielle, avec ou sans sanction pénale. Mais le chef de l’Etat devrait demander pardon, comme le fit le fils du Ciel du Soleil Levant, pour les atrocités commises par les soldats japonais pendant les années trente et la seconde guerre mondiale.

Commenter cet article