Baba Merzoug

Publié le par Nectaire Tempion

Alias la Consulaire.

Ce canon, fondu par un Vénitien en 1542, a défendu le port d’Alger. Il a également servi à déchiqueter deux consuls de France, l’un, en 1683, l’autre, en 1688 . Le premier, lazariste, était, de surcroît, vicaire apostolique. Les corsaires, ou pirates, barbaresques, selon qu’ils étaient ou non les maîtres de leur base, étaient souvent des renégats.

En 1830, les canons pris à l’ennemi furent, selon l’usage, fondus par le vainqueur. Mais la Consulaire fit exception :  transformée en colonne votive, elle orne depuis 1833 l’Arsenal de Brest.

Des irresponsables, qui n’arborent pas tous la nationalité algérienne, réclament sa « restitution » à « l’Algérie », pour le cinquantenaire de « son » indépendance.

Si le dictateur Bouteflika entrait dans cette vue, le casus belli serait caractérisé. Mais la diplomatie de la dépêche d’Ems est révolue : elle appartient à un  temps où les souverains étaient susceptibles.

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