Balançoire

Publié le par Nectaire Tempion

Nathanaël, je te parlerai des balances…

Non, pas le ministre de ce que vous pensez !

Les hasards heureux de l’escarpolette…

Non, pas Fragonard !

« Moi, je me balance… moi, je m’en balance… »

Non, pas l’ensorcelante Barbara !

« Les beignes volaient bas dans le burlingue de Bérurier ».

La Grande Maison...

Nous y voilà.

 

Que fait donc la police ? Elle se renseigne.

 

« Le faire part du cousin d’Edvige est paru hier au Journal officiel : le décret n° 2009-1249 du 16 octobre 2009 portant création d'un traitement de données à caractère personnel relatif à la prévention des atteintes à la sécurité publique. »

Maître Devers peste sur son excellent blogue :

Ce fichage, nous dit-il, « permet à la police d’en savoir beaucoup trop, sans contrôle judiciaire, et d’amonceler des infos qui visent à la surveillance de la population  plus qu’à la préservation de la sécurité.

Je peux me tromper. C’est dire alors que toutes les infos sont nécessaires. Mais dans ce cas, il faut passer par la loi et non se satisfaire d’un décret. »

 

Sur le second point : loi, décret, décret-loi, ordonnance, oukase, firman,

Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse !

« Au plaisir tout est bon », dit une chanson paillarde.

 

Mais sur le premier point : la police n’a pas pour mission de protéger les honnêtes gens contre les malfaiteurs, mais les gouvernants contre les gouvernés, à l’intérieur et à l’extérieur. N’en déplaise à un ancien ministre de l’Intérieur, il ne s’agit pas d’établir « la statistique des cocus ».

A ce niveau, il y a déjà fesse-bouc : hourrah, cornes au cul, vive le père Ubu !

 

Une dame révoltée, sans doute sans-culotte, signale en commentaire un blogue d’encouragement à la délation : http://www.delation-gouv.com

 

J’en ai profité pour balancer un certain Nicolas S, résidant à Paris, au palais de l’Elysée.

 

Nota bene : la balance symbolise la justice.

 

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