C'est la faute à Pie XII

Publié le par Nectaire Tempion

Elle est belle, l’identité nationale :

Les nonagénaires ont été collaboches .

Les octogénaires, cocollabos.

Les septuagénaires, fellaghollabos.

Les sexagénaires, réputés pour leur pétulance juvénile, ont joué à mai 68 dans la cour de récréation.

Travaillés par la puberté (l’âge ingrat), les quinquas et quadras sont devenus saddamites.

Avec la banlieue pour empire, les bébés sont les zindigènes de la République.

 

Restriction : pas tous.

 

Il  sied de distinguer entre collabo et lécheur de bottes : le premier porte des valises, et le second fait des courbettes. C’est dire que la carrière du second est bien plus longue. Le bien-pensant se mouille moins souvent qu’il ne se prosterne. Mais qui se prostitue ? Pas votre femme de ménage portugaise, ou bien on ne le remarque pas ; les gouvernants et les intellectuels.
 

La servilité devant le FLN a été résumée en une phrase par Monsieur Daniel Leconte dans Camus, si tu savais..., Seuil, 2006, p. VI : « ...en France, le point de vue des terroristes assumés du FLN est en quelque sorte devenu le point de vue officiel ».

J’en étais convaincu bien avant de lire cet ouvrage, avec lequel, d’ailleurs, je suis en désaccord fondamental, car l’auteur analyse les évènements d’Algérie en une guerre d’indépendance, et moi en une révolution. A l’opposé, la prétendue révolution américaine ne fut qu’une guerre d’indépendance. A ma connaissance, en effet, les Insurgents américains n’ont pas égorgé de paysans pour convaincre les survivants de payer l’impôt révolutionnaire. La justification théorique de leur rébellion était un principe féodal : pas d’imposition sans représentation.

Constatant le rôle joué par le président Bouteflika dans la vie publique française, je m’étais dit que la meilleure solution serait qu’il s’installe à l’Elysée. Après tout, le 8 avril 1962, les électeurs de métropole avaient plébiscité la grande Zohra, donc le FLN, à hauteur de 95,2% des suffrages exprimés. Il serait même élégant, m’avait-il semblé, que les trois pelés et le tondu (je suis chauve), peu désireux de devenir citoyens d’une  « république démocratique et populaire », soient transportés avec ménagements à Mayotte qui deviendrait indépendante sous le sceptre de leur roi.

Patatras ! J’ouvre le journal et tombe sur un sondage, selon lequel les gens ordinaires, communistes inclus, seraient majoritairement patriotes. On ne peut pas évacuer cinquante millions de personnes sur Mayotte. J’ai égaré l’article, donc je ne puis préciser ni les chiffres, ni la date. Acte manqué, m’a dit en songe le Dr Freud.

 

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