Darrieusexe

Publié le par Nectaire Tempion

 En me vendant « Clèves », ma libraire me demanda de lui dire ce que j’en penserais. Sans tenir le roman pour la production d’un esprit faible, je n’en suis guère coutumier, sauf s’il s’agit de textes chinois, fin-ming début-ts’ing, dont le traducteur a, soit traduit les noms propres, soit respecté la romanisation EFEO (toutes les occasions sont bonnes pour flétrir le pinyin).

Je suis un peu embarrassé : c’est pourquoi, avant de dire, je vais écrire, histoire de tirer l’affaire au clerc.

D’abord, ce n’est pas ordonné aux règles : en bonne littéraire, elle a fait un plan en trois parties, au lieu de deux parties et quatre sous-parties, comme il sied. Son exposé est décousu, surtout au début. On y déplore quelques indicatifs pour des subjonctifs et, pire encore, peut-être en hommage à Montherlant, ou au Jacques Laurent des « Bêtises », des malgré que.

Mais venons-en à l’essentiel : sur la foi de la critique, j’avais cru que ça se lisait d’une main, c’est pourquoi j’ai acheté. Je suis déçu.

Il y a des passages descriptifs. Mais c’est à travers ses interrogations, ses préoccupations, ses états d’âme, qu’on assiste à la transformation d’une fillette qui ne pense qu’à ça en une adolescente à trois trous. Feu Jacques Laurent, perfide auteur d’un parallèle entre Paul et Jean-Paul, Bourget et Sartre, eût analysé cela en un roman, d’apprentissage certes, mais dans la veine bien française du roman psychologique.

Un dernier mot : un seul clin d’œil à Madame de La Fayette, page 325 :

« Il a un peu de caca sur le bout du zizi ».

 

 

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