De la retenue

Publié le par Nectaire Tempion

Le président Obama y encourage, officiellement, le roi de Bahreïn. Je veux croire qu’in petto il le pousse à cogner dur, car l’oncle Sam occupe une base navale à Bahreïn.

A Paris, on ne tarissait pas d’éloges sur le laïcard Ben Ali. Depuis qu’il est tombé, et surtout depuis qu’il est dans le coma, ce n’est plus un président, mais un dictateur.

Depuis que l’état-major égyptien a limogé Moubarak, ce n’est plus un président, mais un dictateur.

Bouteflica, enfant chéri des fellaghollabos bien parisiens, a étouffé la contagion dans l’œuf, donc c’est un président.

Khadafi réprime sans état d’âme, donc c’est un président.

Le yéménite est invité à la retenue, mais reste sourd à ce langage, donc c’est un président.

La dynastie bahreïnie règne depuis le dix-huitième siècle. Le président Obama ne peut en dire autant. Aucun de ses rivaux non plus. Le roi n’est ni un président, ni un dictateur, mais un prince. Que le Gentilhomme d’en haut le protège !

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