Exil ou évasion fiscale

Publié le par Nectaire Tempion

On prend la mort dans l’âme le chemin de l’exil, tandis que l’évasion, c’est la belle : à nous la liberté !

Doit-on flétrir l’égoïsme, l’incivisme, la trahison des évadés ? Trop, c’est trop : à rapacité sans mesure, émigration-sanction. Je rêve d’en faire un système : ce serait dévastateur pour les autorités officielles. Vous exagérez ? Tout le monde s’en va, sauf, bien sûr, les fonctionnaires, les salariés des services publics, les retraités modestes et les chômeurs. Qui paierait ? Les ONG. étrangères ?

En réalité, c’est loin d’être simple.

Les sangsues ne regrettent pas la personne des émigrés, mais leurs capacités contributives. Cette mesure de rétorsion, qui, généralisée, inciterait les gouvernants du monde entier à la modération, n’est donc, hélas, pas à la portée de toutes les bourses. La porte est grande ouverte devant les fauchés : bon débarras ! La porte de sortie, pas celle d’entrée. Vous avez sacrifié vos derniers sous pour prendre place à bord d’une barque à destination des Canaries, avec un risque élevé de vous noyer en route : si vous atterrissez, vous serez refoulé. 

 

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