Foin des fadaises !

Publié le par Nectaire Tempion

Depuis quelques jours, je reçois, gratis, « La Croix ». Mardi 27 septembre, page 14, j’y ai trouvé, dans la rubrique « essentiel », un entrefilet intitulé : « CHINE Le gouvernement veut choisir le successeur du dalaï-lama ». Mercredi 28, page 19,  dans la rubrique « explication », un article intitulé « La Chine ne veut pas laisser au dalaï lama le choix de son successeur ». L’auteur, Claire Lesecrétain, a mis entre guillemets les mots « reconnu » et « réincarnation » alors que, de son propre aveu, l’Océan de Sagesse régnant a été identifié « traditionnellement », c’est-à-dire conformément à la procédure coutumière applicable. Il en résulte que le souverain spirituel et temporel du royaume du Tibet est dûment reconnu et réincarné. En d’autres termes, il est légitime, sans guillemets.

Tout prince doit avoir une politique, notamment étrangère, dictée par le rapport de force avec les autres potentats. La manipulation de l’opinion publique est un instrument de la politique, dont l’objet est de prendre et de conserver le pouvoir. Quand le sire de Sercq est agressé par l’Union européenne, il est bien obligé de filer doux, et de naviguer au plus près contre le vent de l’Histoire, en vue de limiter les dégâts. L’Océan de Sagesse n’est pas gâté non plus. C’est pourquoi il fait la danse du ventre devant tout ce que l’Occident compte de bisounours (tant pis pour le mot « bisounours » ; j’avais promis à Monsieur Jolivet de ne plus y recourir, mais en l’occurrence c’est le seul parfaitement idoine).

Samedi dernier, il a déclaré : « Lorsque j’approcherai de mes 90 ans, je consulterai les grands lamas des traditions bouddhiques tibétaines, les Tibétains et les autres adeptes du bouddhisme tibétain et procéderai à une réévaluation de l’institution du dalaï-lama pour savoir si elle doit ou non être pérennisée. Ma décision sera prise sur cette base. »

Bien sûr que l’institution doit être pérennisée. La forme interrogative est hypocrite. Sinon, pourquoi rompre avec la tradition, comme l’observe Madame Lesecretain ? Le Tibet est occupé par le plus implacable des ennemis. Mettre en œuvre la procédure normale ? A l’impossible nul n’est tenu. A la guerre comme à la guerre.

Lundi, le porte-parole de l’ennemi a dit que : « le titre de dalaï-lama était conféré par le gouvernement central chinois et est illégal dans tout autre cas de figure ».

Il n’y a pas de gouvernement central « chinois » ; il y a un appareil d’oppression communiste, dont, soit dit en passant, la ligne économique est purement conjoncturelle. La volonté de cette vermine est pire qu’illégale, inhumaine.

Les Chinois font partie du genre humain.

Qui devient communiste s’exclut de l’humaine engeance : il n’est donc ni chinois, ni russe, ni papou.

C’est un criminel contre l’humanité.

 

 

 

 

 

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Pierre Jolibert 29/09/2011 21:05


Maître,
ne vous condamnez pas à ne jamais utiliser ce mot, cette promesse ne vous engageait pas si sévèrement. D'ailleurs, je dois avouer que j'ai récemment soumis mes élèves à un texte inepte sur la
sidérurgie littorale à Changhai, sans avoir cherché à refaire les transcriptions, qui étaient en Pinyin. Le respect des principes est difficile. Mes plus sincères hommages.