Heureux effet d'une violence gérontique

Publié le par Nectaire Tempion

 Il y a quelque temps, ma mère, qui est nonagénaire, fut soulagée à l’arraché, dans la rue, de son porte-monnaie, par un gamin, quinze ans peut-être, qui prit la fuite. Mais ce « jeune », discipliné, s’arrêta au feu rouge pour laisser passer les voitures. La vieille le rattrapa, et lui asséna, de toutes ses forces, un coup de canne sur la tête. Il se retourna.

-T’en veux encore ? dit la nonagénaire. Rends-moi mon porte-monnaie !

Il le rendit.

Commenter cet article