Il fait trop chaud pour travailler

Publié le par Nectaire Tempion

Et pourtant ça caille dur.

Le réchauffement de la planète : promesse électorale !

J’irais bien faire une sieste, moi !

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Des incompétents ont prétendu que l’empereur Bao Daï était paresseux. Je n’en crois rien car je le suis. Qui chasse le tigre, pratique la motocyclette, fait des loopings, répare de ses mains un moteur d’avion, court le guilledou et trouve moyen, entre un rendez-vous chez le tailleur et un autre chez l’oculiste (il avait mal aux yeux) d’arracher, mine de rien, aux rigolos de la Quatrième la création d’une armée vietnamienne qui ne fut nullement d’opérette, n’est pas un paresseux.

Le prince est assis face au sud et règne par le non-agir. Par son efficace, il assure l’harmonie. Bao Daï faisait cela supérieurement. Néanmoins, il n’a pu restaurer la grandeur. Quand les locataires de la Maison-blanche et du Kremlin se sont mis d’accord sur son dos, le dragon d’Annam ne peut plus rien, même avec le secours de Souen-tseu et de Mazarin.

Bao Daï était en relations épistolaires avec Pie XI dès 1934. Il s’est converti au catholicisme en 1988.

Post mortem, il m’épate encore. Imaginons-le à Matignon en 1954, à l’Elysée en 1958. Le sort du monde en eût été changé.

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Pour un paresseux, qu’il s’agisse de n’importe quoi, le plus dur est de s’y mettre.
                                                         
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Trouvé sous une plume américaine : “On m’a proposé une machine susceptible de faire la moitié de mon travail. J’en ai acheté deux”.

 

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Demain, je mets de l’ordre chez moi.
 

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Mieux vaut le désordre dans la maison que la confusion dans l’esprit.

 

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