Je suis un beauf

Publié le par Nectaire Tempion

 

Je verse dans l’antiparlementarisme.

Quelle vulgarité !

 

Avec des pouvoirs plus ou moins étendus selon le cas, l’institution parlementaire fit florès au XIX° siècle. Depuis 1914, elle est obsolète.

Que dire du modèle britannique, le plus prestigieux, justement ? Les Communes sont responsables devant le Premier ministre, qui les dissout quand bon lui semble. Quant à la chambre haute, son abaissement est tel que mieux vaudrait la transformer en club privé.

En France, les décrets-lois sont apparus en 1935.

Mais qu’une institution soit désuète ne l’empêche pas d’être onéreuse, voire de se perpétuer longtemps. Le contribuable récalcitrant que je suis prêche la suppression du parlement français.

Je l’ai déjà dit : je propose son remplacement par une réunion périodique des chefs de parti, qui donne lieu, en Belgique, au « compromis belge », sauf quand les poids lourds de la classe politique sont d’accord pour ne pas l’être ; la crise ministérielle ainsi mise en place peut atteindre une durée record, au grand dam du roi, chargé d’y mettre fin. En revanche, les simples particuliers s’accomodent fort bien d’un gouvernement démissionnaire qui expédie les affaires courantes, largement entendues.

En France, le roi règne sur le cœur de ses fidèles. Ses « manants », disait La Varende. Mais il est absent de l’organigramme constitutionnel.

Hélas !

 

Je propose que chaque parti désigne en son sein un chef ou une chéfesse, seon les modalités de son crû. Une consultation populaire aurait lieu, par exemple tous les cinq ans, pour mesurer à la proportionnelle nationale leur popularité respective. Le résultat serait de leur attribuer un quota de parts de décision. Un million de suffrages, dix parts, deux millions, vingt parts, et ainsi de suite. Ça tomberait rarement rond : les restes seraient attribués au plus fort reste, favorable aux petites formations.

Périodiquement, chefs et chéfesses, après s’être, le cas échéant, concertés à leur aise, de façon informelle, se réuniraient dans un des restaurants les plus réputés de Paris. Par exemple une fois par mois. Après l’apéro et le gueuleton, ils se prononceraient sur l’ordre du jour, au prorata de leur quota respectif, puis finiraient joyeusement la soirée au bordel. DSK, qui passe pour connaisseur, se verrait confier le choix de l’établissement. Bien entendu, nul ne serait obligé de monter : ce serait une bordée entre copains.

Le tout, bien entendu, aux frais de la princesse, et sans mégoter. Mais cela coûterait infiniment moins cher qu’un parlement. 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article