Je vis de bonne soupe et non de beau langage

Publié le par Nectaire Tempion

Une langue qui n’évolue plus est morte.

Une langue bien vivante enchante rarement les puristes. Faut convenir qu’en ce domaine comme en tout autre, la pente naturelle est la facilité.

Toutefois, il arrive que les exigeants prennent la tête du mouvement : pour expurger l’idiome indigène des termes étrangers.

Non sans résultats : quand la passion nationalitaire s’en mêle…

Ainsi, tout ce qui touche à la gueule est un bastion de la francophonie. Au restaurant, une table réservée est signalée, aux Pays-Bas, par un carton « Gereserveerd » ; en Flandre, le carton porte : « Voorbehouden ». Le premier vocable est chic, le second, puriste. « Réservé », en français, serait snob. Si le restaurateur écrit « Réservé-Voorbehouden », il fait preuve d’esprit pratique, mais peu de cas du standinge linguistique et mondain de sa clientèle.

Brèfle, faut savoir se tenir.

 

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