K'i ou ts'i

Publié le par Nectaire Tempion

Le professeur Jean-François Billeter vient de publier chez Allia un « Essai sur l’art chinois de l’écriture et ses fondements ». C’est la réédition, fortement remaniée, de « L’Art chinois de l’écriture », paru chez Skira en 1989.

N’écoutant, comme beaucoup, que son courage politique, il a « maintenu la transcription pinyin du chinois, qui a la faveur des sinologues et des sinisants à cause de sa clarté et de son économie, mais qui crée un obstacle infranchissable pour les non sinisants. »

Non sinisant moi-même, je ne trouve pas l’obstacle infranchissable (tout s’apprend) mais, d’un point de vue littéraire, saugrenu, et d’un point de vue politique, collabo. Mais, pitoyable aux nuls, l’auteur a introduit en marge, à maintes reprises, « une transcription française des mots, des noms et des titres chinois ».

Notre auteur aggrave son cas en recourant aux caractères simplifiés, ce perfide attentat contre deux millénaires de culture écrite.

Mais ne croyez pas que le professeur Billeter soit entièrement mauvais. Voici qui le rachète :

Page 10, à propos d’une « Note sur la transcription française jointe au pinyin dans les marges de cet ouvrage », il précise : « …cette transcription est une mise à jour de la transcription du Bulletin de l’Ecole Française d’Extrême-Orient, dont certaines particularités créent des difficultés inutiles (ts’i noté k’i par exemple). »

Justement, entre les deux options, le nul que je suis s’est trouvé plus d’une fois perplexe.

En marge, le professeur Billeter romanise ts’i. Adjugé ! 

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