L'habit fait le moine

Publié le par Nectaire Tempion

La burka : facultative sous le sceptre des Durrani, interdite sous l’occupation soviétique, obligatoire sous le joug taliban.

Le hijab : prohibé par les sectaires au pouvoir en France.

L’écharpe : tricolore, elle entoure la panse de Monsieur le maire, qui peut la remplacer par une médaille.

La cocarde : n’apparaît plus que sur les véhicules officiels.

Le chapeau mou : en Chine et en Turquie, a désigné les esprits progressistes à l’admiration du public. Mais en France, sur le chef de Sacha Guitry et de François Mitterrand, n’a jamais servi qu’à protéger contre le rhume.

Reste la canne : vaste sujet qu’à peine on effleurera. Sa carrière se poursuit comme bâton de vieillesse. Mais à la Belle Epoque, le monsieur en frac levait sa canne à pommeau pour héler un taxi. Un peu plus tard, elle servit dans les combats de rue ; on apprenait la manière de s’en servir. Mais revenons à la Belle Epoque. Boldini, le plus lyrique des chers maîtres, fit le portrait d’une canne sublime. Provenance : Louis XV. Pendant qu’il y était, il immortalisa en même temps son propriétaire : Robert de Montesquiou. Je me demande ce qu’elle est devenue.

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