La femme est un homme

Publié le par Nectaire Tempion

 

Dans les espèces les mieux dotées, la langue française donne un nom à l’espèce, un deuxième à la femelle et un troisième au mâle. Ainsi, dans la gent porcine, le mâle est un verrat, la femelle une truie. Mais dans le genre humain, pourtant réputé si cochon ? Un seul nom pour l’engeance et le beau sexe (chez tous les animaux, le mâle est plus paré). Si la précision ne s’impose pas, le générique l’emporte, comme disent les pharmaciens : homme égale homo, et non vir.

On peut dire la ministre : c’est dans Littré. En revanche, l’Académie française a condamné les féminins saugrenus, qui néanmoins prospèrent : la docteure, la professeure, l’auteure, la procureure. Pour féminiser avec élégance, et non en charabia, il faudrait dire : la doctoresse, la professeuse, l’autoresse et la procureuse. Le féminin de directeur est directrice. Marguerite de Parme fut gouvernante, et non pas gouverneure des Pays-Bas ; c’était pourtant elle, et non le duc de Parme, son époux, qui exerçait la fonction.

Toutefois, dans le droit onusiaque, la condition de la femme a été introduite comme distincte des droits de l’homme ; sinon, les Etats gouvernés par de gros moustachus n’auraient point adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Dans la chrétienté, en revanche, le matou n’est plus qu’un minet, et encore, dans sa prime jeunesse. Dès 325, au concile de Nicée, la panthère s’est vue reconnaître une âme : c’est pourquoi Molière parle de “ces animaux-là”. A l’époque, les pères conciliaires étaient mariés : s’ils avaient voté contre, ils auraient passé un mauvais quart d’heure en rentrant à la maison. Voilà qui justifie, à tout jamais, le célibat des prêtres.

 

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