"Le Bloc"

Publié le par Nectaire Tempion

Je l’ai lu, en priorité.

Ce n’est ni mauvais, ni enthousiasmant, mais il n’échappe à personne que la critique consiste à critiquer. Un auteur, j’ai oublié qui car je suis gâteux, a dit des critiques : « Un mauvais vin peut faire un bon vinaigre et même un excellent cognac ».

Critiquons avec la méchanceté qu’exige ce genre littéraire ! En me forçant, car je suis gentil.

Le premier chapitre a enrichi mon vocabulaire car je suis allé sur la toile apprendre ce qu’était un zid. Mais ce chapitre introductoire ne m’a pas semblé indispensable, tandis que la suite se laisse lire.

Chemin faisant, on trouve, bien sûr, plus d’un thème familier à l’auteur, comme le monde d’avant et d’après ; les mêmes préjugés, aussi, notamment sur le naufrage de la sidérurgie franco-belge (quand on s’obstine, bureaucratiquement, à fabriquer des aciers obsolètes…). Les alllusions sont distordues comme il faut pour éviter les foudres de la XVII° Chambre, mais pas plus. Suffit, foin des détails : « Le Bloc » m’a fait penser aux « Séquestrés d’Altona ». Même fascination, chez Sartre pour les nationaux-socialistes, chez Leroy pour ce qu’il appelle extrême droite. On pense à Brasillach, lorsqu’il compara l’attirance pour les socialismes musclés au fil d’un rasoir : une chiquenaude, un zéphyr, et l’intéressé basculait soit d’un côté, soit de l’autre, du totalitarisme. Lui-même bascula. Mauriac demanda sa grâce à De Gaulle, mais un bon copain lui avait mis sous le nez une photo de Brasillach en uniforme allemand. Le futur naufrageur de l’Algérie refusa. C’était humain. Trop humain.

Cela dit, il n’y a pas de droite en France, et rien au-delà, nulle part. La droite est l’étalon de la droiture : un extrême étalon, ça n’existe pas.

La droite, c’est moi. Je ne suis candidat à rien, même pas à l’agaga, cacadé… où pourtant c’est un grand avantage de n’avoir rien écrit…

J’avais préféré la contribution de Jérôme Leroy à la série du « Spectre ». Une machine à remonter le temps dans les sous-sols du CERN, quelle trouvaille !

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