Le con court ?

Publié le par Nectaire Tempion

Pas du tout. Ce sont les candidats qui courent après, les cons.

Le principe du concours est le mérite, tandis que celui de la noblesse est l’honneur. Qui s’est donné la peine de naître est dénué de mérite ; il n’est donc pas à son honneur de briguer une place qui s’obtient au mérite. Mais je sais : si l’on veut manger, quand les fonds sont bas, faut trouver moyen, d’une manière ou d’une autre, de faire bouillir la marmite.

Grâce à son mérite, la truite se transforme en dragon ; en d’autres termes, le lauréat accède à la liste des places, soit d’emblée, soit à l’issue d’une formation. La seconde formule engendre une foire d’empoigne supplémentaire entre les bébés dragons. Mais, dans les deux cas, il y a classement. A l’issue du concours impérial, le major de promo recevait la main d’une princesse impériale. A la sortie de l’ENA, les derniers doivent se contenter d’un poste d’administrateur civil au ministère des Affaires sociales. L’Inspection, c’est pour le haut de gamme.

Mais tout n’est pas perdu pour la queue de la promo : les exemples de la Vilaine, et de la Tartine, le montrent bien.

Nota bene : dans la fonction publique française, tous, en principe, je répète, en principe, sont recrutés sur concours, des magistrats aux cantonniers. Les emplois sont inégalement rentables.

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