Le début des armes bactériologiques

Publié le par Nectaire Tempion

Je ne sais plus où, au cours d’un siège, dans l’Italie médiévale, l’assiégeant avait eu l’idée, en vue d’y propager la peste, de catapulter des ânes, morts, j’imagine, chez l’ennemi.

Plus tard, les Chinois, fort ingénieux en matière d’armements, inventèrent ce que monsieur Laurent Testot, dans « L'Aviseur international » du 13 avril 2008, qui s’appuie sur  « Kublai Khan : The Mongol King who remade China », par John Man, Bantam Books, 2006, décrit ainsi :

« Recette de la première arme chimique et bactériologique de l’histoire : prenez 7 kilos d’excréments humains réduits en poudre (intoxique les poumons et infecte les plaies) ; 400 grammes de racine d’aconit (un poison violent, affecte le cœur, peu être ingéré par la peau ou la respiration) ; 200 grammes d’huile de croton (attaque la peau et, si ingéré, provoque une violente diarrhée) ; 400 grammes d’arsenic (inhalé, attaque le foie et entraîne la mort) ; 100 grammes de scarabée (du genre Mylabris, pour l’excellence de leur acide afin de ronger la peau). Tassez la mixture dans un Scud de l’époque, un obus d’une quinzaine de kilos susceptible d’être envoyé par mortier à une centaine de mètres. Les arsenaux impériaux en produisaient plusieurs centaines par mois dans les années 1565.

Le nom de cette arme ? La “ bombe à merde”. »

On notera que, vers 1565, c’était sous la dynastie Ming.

 

 

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