Le féminisme ne passera pas !

Publié le par Nectaire Tempion

 Maris opprimés par Bobonne, prenez exemple sur les anciens pour apprivoiser vos mégères !

Au lieu de dépenser vos sous bêtement, par exemple, à payer quelque impôt, consacrez trois euros (3 € seulement), à l’achat d’un fabliau de haute graisse, machiste comme il faut, Allia 2009, mis en français moderne par une savante femme (et non une femme savante), qui n’a pas manqué de placer le vieux texte (XIII° siècle) en regard de sa traduction : Claire Debru.

Titre : « De la dame écouillée ».

Ce n’est pas une cou, une coquille.

Mais venons-en à l’essentiel :

« Sire, dit-il, si l’a appris,

Sel vorra maintenir toz dis »

C’est-à-dire :

« … maintenant qu’elle s’est  saisie du pouvoir, elle n’y renoncera point… ».

Œuf corse…

La panthère ayant pris le parti de faire l’inverse de ce que  souhaite le malheureux, ce dernier obtient satisfaction en exprimant l’inverse de ce qu’il cherche.

L’homme humilié est chevalier. Un comte célibataire est reçu à la maison, dont la fille lui plaît. Au matin d’une nuit torride, leur union est bénie. Est-elle encore « pucele », comme le dit le vieux texte ? A propos de Jeanne d’Arc, Voltaire écrira : « Il y eut, enfin, une pucelle dans Orléans ». La définition du pucelage a sans doute évolué dans l’intervalle. Notre érudite traduit par « demoiselle».

Avant son départ pour le domicile conjugal, belle-maman chapitre la jeune épousée : « - Ma chère fille, gardez la tête haute… Prenez exemple sur votre mère, qui toujours contredit votre père…sinon, vous le paierez cher ». De son côté, le gendre « se demande par quel stratagème il pourrait gagner la loyauté de sa femme ; qu’elle ne ressemble pas à sa mère, arrogante et revêche. »

En chemin, il décapite deux lévriers et un palefroi offerts par beau-papa :

«  - Pour seul motif qu’ils ont désobéi à mon ordre. »

Arrivé dans sa capitale, il ordonne un festin. La jeune dame donne des contre-ordres au queux, qui obéit. Le comte l’éborgne, le mutile et l’expulse de son fief. Pour faute lourde, en droit du travail.

Puis il demande des explications à sa femme :

«  - Sire, c’est ma mère qui m’a conseillée… »

L’époux lui administre une raclée dont elle met trois mois à se remettre, ce qui prouve, mesdames, que la correction est un droit marital apparu avant le seizième siècle.

Survient, en visite, belle-maman. Le gendre envoie son beau-père se distraire à la chasse, puis fait couper les couilles à un taureau. Il ordonne qu’on incise les fesses de la virago et qu’on feigne d’en retirer les orgueils de la bête. Un couillon par fesse.

« - Vous avez des couilles, comme nous, et votre cœur en a pris morgue.»

En d’autres termes, les roustons sont l’organe de l’autorité.

D’où l’opération, couronnée de succès. Désormais, la marâtre fila doux, et sa fille aussi.

Hélas, ce temps est révolu. Nous vivons à l’ère des hommes battus. Faut croire que nous n’avons plus de couilles.

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