Le pire, pour un objet

Publié le par Nectaire Tempion

 

Dans l’ordre décroissant :

La destruction.

Le musée.

Le déplacement, mais uniquement si l’objet a été créé pour occuper un lieu déterminé. Déplacer un tableau de chevalet, huile sur toile, n’a pas d’importance. En revanche, la fameuse boiserie du château d’Abondant, qui n’aurait jamais dû bouger, a d’abord été retouchée dans ses dimensions pour être adaptée à celles d’un appartement parisien, puis, suprême injure, acquise par le Louvre.

Nota bene : une œuvre d’art n’est pas un secret militaire. Au cas où son déplacement  n’a pas d’importance, son exportation depuis un enfer comme la France vers un pays refuge pour les collectionneurs privés est souhaitable. En revanche, l’exportation d’un pays refuge vers un autre pays refuge, par exemple des îles Bahamas aux îles Caïman, est sans importance.

La patrie d’un objet, c’est la famille dont il orne le cadre de vie, surtout si c’est depuis longtemps. Pour sauver les vôtres, émigrez !

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