Le porain n'est ni de l'art, ni du cochon

Publié le par Nectaire Tempion

Il est parfois un peu porno, lorsqu’il exploite du matériel photographique. Exemple : un montage, retouché de peinture, où l’on voit un homme nu pissant dans un massif de fleurs. Mais le lascif, c’est pompier, et le descriptif, réaliste. Courbet, fabricant des hectares de peinture verte qui occupaient, il y a quarante ans, les cimaises du Musée des Beaux-Arts de Besançon (y sont-ils encore ?) , a également peint «L’origine du monde» (ancienne collection Lacan). Faut dire que l’ambassadeur ottoman à Paris, Khalil bey (un vieux cochon), l’honorait de sa clientèle. 

Mais, du porain à l’art, quel rapport ? Le même que d'un antibiotique à une souche microbienne : il éradique. Non sans dérision, mais rarement avec humour : Duchamp, Ben, se foutent de nous, mais la plupart se prennent terriblement au sérieux.

Entre l’art et le porain, c’est-à-dire entre l’objet et le nombril de son auteur, ou, si vous préférez, entre le métier et le people, il y eut le XIX° siècle, largement entendu. Le siècle du génie. Avant de se suffire à lui-même, le génie s’exprima dans les œuvres. Les génies se groupèrent en écoles, chacune se proposant d’envoyer, sans aménité excessive, les autres au cimetière des avant-gardes défuntes.

C’est chose faite. De profundis morpionibus.

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