Mes sous

Publié le par Nectaire Tempion

Regarde-les, rapace !  Rends-toi malade d’envie ! Lorgne-les, mate-les ! Vois comme ils sont nombreux : une pleine piscine de louis d’or ! Hume-les (l’argent sent toujours bon) ! Mais tu ne les auras pas, car je suis en train de boucler mes valises, à destination d’un paradis climatique et fiscal. Loin, sous les cocotiers, mes sous, et moi avec, sans oublier mes archives familiales, mes meubles anciens, le portrait de mon aïeul Gaston, attribué avec optimisme à Philippe de Champaigne, celui de mon arrière-grand-mère à dix ans, par Auguste Renoir (fille d’un banquier juif, c’est d’elle que viennent les sous), mes estampes japonaises (je suis un vieux cochon), et ceux que j’aime encore plus que mes sous : mes enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants.

Quel soulagement ! 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article