Où je vire ma cuti

Publié le par Nectaire Tempion

Dans ma tête, pas où vous pensez.

Je le dois à Mgr Wintzer, qui s’est fendu, le 17 novembre, sur Ouest-France, d’une tartine intitulée : « Foi et culture : la réflexion de l’Eglise». Cet article m’a converti, non seulement au « concept » que, grâce à lui, j’ai compris sans avoir assisté à la représentation, car le prélat cite, du concepteur, les explications qui  éclairent l’œuvre, et que le spectateur n’est peut-être pas assez ouvert et cultivé pour découvrir tout seul, il m’a donc, dis-je, converti, non seulement à une performance, mais, globalement, à l’art porain (tant bon).

Je suis devenu, sinon adulte et ressourcé, comme on disait il y a longtemps, du moins conscient de mes errements : ainsi, préférer le rococo d’Ottobeuren au misérabilisme du P. Couturier, c’est à la fois antireligieux et anticulturel.

Fort de mes lumières nouvelles, je cesserai de me gausser des expositions dont le catalogue est enrichi d’une préface aussi incompréhensible que la démarche de l’artiste. Jules Romain, dans « Les hommes de bonne volonté », avait déjà relevé l’hermétisme du vocabulaire esthétique des artistes. Quand elle entendait cela, Madame Monet s'exclamait :

- J’allais le dire.

Mais en voilà assez pour mon introduction, qui ne doit pas devenir aussi longue que celle de l’article.

Ce dernier, en effet, est divisé en une partie introductoire et un vif du sujet.

Le plat de résistance défend le « concept ». Il est argumenté. Mais attention (suivez le regard du prélat en direction de « Golgota picnic »), Mgr Wintzer conclut : « S'il existe des œuvres qui, volontairement, se refusent à tout dialogue, avec l'histoire de l'art, avec le contexte social, culturel, religieux, dans lequel elles s'inscrivent néanmoins, gardons-nous de suivre un tel chemin. Il faut savoir rencontrer et interroger et les œuvres et les artistes, au risque de ne produire qu'un discours solipsiste. Le risque, en l'absence d'un sens commun partagé, est d'encourager la parcellisation des hommes. »

Ce qui nous ramène à l’introduction, où on lit : « depuis le dadaïsme et le surréalisme, le scandale et la provocation font partie de la recherche artistique.

Plus que la beauté, une notion remise en cause, c'est la révolte, la provocation, le refus qui se manifestent chez des artistes contemporains. »

Ce n’est donc pas neuf.

Il n’y a pas de sens commun partageable avec un roman d’Octave Mirbeau ni un tableau de Clovis Trouille.

C’est niet et ce niet émane de l’auteur.

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