Parle à mon cul, ma tête est malade

Publié le par Nectaire Tempion

 Le baratin ne me convainc pas. Le seul mérite d’un discours : être bien tourné ; mais hélas plus d’un parle comme un pet de sa mère.

En revanche, je suis sensible aux comportements. L’aménité imprègne les relations d’une personne bien élevée avec les autres. Elle cultive la bienséance, qui obéit aux circonstances.

Un chef d’orchestre s’est rendu intéressant en dirigeant nu un concert, avec des musiciens et un public en tenue de soirée. Jouer nu les mêmes morceaux, avec des musiciens nus et devant des spectateurs nus, en un lieu naturiste, eût été bienséant.

Quand Monsieur le curé sonne les cloches, il appelle les fidèles à l’office, ce qui est édifiant. Quand Monsieur le maire (je n’invente rien, il y a un arrêt) fait passer le cercueil d’un cul-bénit par un trou pratiqué dans le mur du cimetière, c’est scandaleux.

Quand des musulmans prient dans la rue, c’est pieux. Quand des laïcistes organisent un apéro-saucisson, c’est, à tout le moins, anticlérical.

Mais il y a pire. Cela va jusqu’à l’homicide volontaire.

Au temps où les belligérants se prévalaient d’un jus in bello, un civil n’avait pas à tuer un soldat ennemi. Les francs-tireurs étaient fusillés.

Quant à tuer des enfants, sauf légitime défense (cas des enfants-soldats), ça n’a pas de nom.

 

 

 

Commenter cet article