"Pour le meilleur et pour le rire" ?

Publié le par Nectaire Tempion

Le mariage gay n’existe pas.

Les invertis forment une communauté dont les dirigeants organisent des gays prides. Pourquoi n’institueraient-ils pas, en leur sein, un rituel matrimonial ? Un hétéro, même curieux d’anthropologie culturelle, ne peut le vouloir à leur place.

Ce qu’ils désirent, c’est le mariage des hétéros. Par égalitarisme. Si les hétéros étaient condamnés aux galères, ils voudraient y aller aussi.

Les plus résolus revendiquent le sacrement catholique, et vouent aux gémonies l’Eglise qui le leur refuse. C’est pourquoi, sans doute, ils accusent le clergé de pédophilie.

Les plus raisonnables se contenteraient du mariage civil, issu d’une pantalonnade révolutionnaire, destinée dans l’esprit de ses créateurs à remplacer les noces d’Ancien Régime. Afin d’y contraindre les couples plus obscurantistes que civiques, la loi républicaine dispose que cette humiliation doit précéder l’office religieux. Le ministre du culte qui, régulièrement, passerait outre, s’exposerait à une sanction pénale. Plusieurs imams ont été condamnés.

Les gros bonnets de la Raie publique sont-ils fondés à refuser le mariage civil aux candidats de même genre (sexe, c’est défendu) ? Je n’en sais rien, car je ne confesse pas la femme sans tête. Ce ne sont pas mes oignons.

Quoi qu’il en soit, ils finiront par l’accorder : c’est de plus en plus électoral.

Quant à moi, je forme, sans espoir il est vrai, le vœu que les obscurantistes inciviques puissent valablement convoler sans passer par la mairie. Mais je ne demande nullement l’abolition du mariage civil : qu’on le réserve, à l’instar du baptême républicain, aux citoyens les plus purs et les plus vertueux !

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