Qu'est devenu le triangle magique ?

Publié le par Nectaire Tempion

 Au XVIII° siècle, le régime politique anglais, assis sur les trois piliers de la Couronne, des Lords et des Communes, était considéré comme le modèle des modèles. Jean-jacques, toutefois, ne l’aimait pas, mais n’y comprenait pas grand-chose.

Il a mal évolué.

Le premier ministre a tout dévoré. Il a bouffé (non, pas brouté, cochons, nous ne sommes pas en France), il a, dis-je, bouffé la reine qui nomme, avec une compétence liée, à ce poste, le chef du parti ayant engrangé le plus de sièges aux Communes, lors des dernières législatives. Pour qu’elle retrouve une marge d’autonomie, il faudrait que le two party system, parfois un peu branlant, explose.

Il a inversé le principe du parlementarisme. Le premier ministre n’est plus responsable devant la chambre basse, c’est elle qui est responsable devant lui. Les pères fouettards y assurent la discipline. Il la renvoie devant les électeurs quand il juge le moment bien choisi.

Quant à la chambre haute, elle est si humiliée qu’il eut mieux valu l’abolir. N’en avisez pas Montesquieu, il se retournerait dans sa tombe.

Le premier ministre de Sa Très Gracieuse Majesté ne peut pas encore changer un homme en femme. Mais les généticiens étudient la question.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article