Rappel d'une ténébreuse affaire

Publié le par Nectaire Tempion

Plus opaque, tu meurs.

En mai, un gros bonnet d’envergure internationale, futur dos vert probable de la Raie publique, est alpagué par la police de New York dans un avion en partance vers un lieu où l’appellent ses fonctions, au mépris d’une immunité diplomatique qui s’étend aux trajets.

Une accusation a été lancée contre lui.

Traîné devant un juge, il est incarcéré comme un gangster. Mais sa femme, sans être vraiment riche, ce qui est considéré en France, mais pas aux Etats-Unis, comme impardonnable, est quand même la petite fille du galeriste Rosenberg, qui fut le marchand, notamment, de Picasso. Elle achète à son conjoint une préventive décente.

Le proc, qui est élu, attend de notre affaire une popularité propice à sa réélection, notamment auprès des négresses, pardon, des afro-américaines, et des lesbiennes de son électorat. L’instruction dure trois mois, puis il jette l’éponge. Le lendemain, le siège suit les réquisitions du Parquet.

Non-lieu.

De mon temps, et pourtant je ne suis pas plus vieux qu’Obelix n’est gros, de mon temps, dis-je, un suspect était innocent aussi longtemps qu’il n’avait pas fait l’objet d’une condamnation passée en force de chose jugée. Mais, de nos jours, un ex-accusé est irréfragablement présumé coupable, sauf si c’est un copain. Un rival de Martine Aubry n’est pas un copain, mais un boulet.

Les faits ? On ne les connaît pas. C’est la parole d’une menteuse contre celle d’un politicien.

Les dessous ? On ne les connaît pas. Seulement de très pauvres indices. Mais il n’y a pas eu complot. Le complot, ça n’existe pas. Une honte, de faire traduire aux enfants «  La conjuration de Catilina » !

Concluez vous-même !

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