Retour à la terre jaune

Publié le par Nectaire Tempion

Ceux qui ne comprendraient pas sont invités à se reporter à "La Méthode à Mimile".

A la Belle époque, les homosexuels faisaient de l’entrisme au faubourg Saint-Germain. Mais leurs tendances sont plus narcissiques ou élitaires qu’aristocratiques : la gauche caviar les a récupérés quand elle a voulu.       

Elle les pousse en vitrine, comme le furent les juifs sous la Troisième.

Mais cela ne va pas sans risques : dans l’armée de l’ayatollah Khomeiny, pendant la guerre contre Saddam Hussein, des enfants marchaient en avant des troupes, afin de sauter sur les champs de mines, ce qui réduisait les pertes parmi les combattants.

A l’heure où nous livrons nos élucubrations à la machine, le risque majeur réside en une confusion perfide entre homosexualité et pédophilie : la première est un excellent moyen de parvenir, presque obligatoire dans certains milieux, tandis que la seconde est sans pardon. Qui en a été accusé ne s’en relève pas, même si son innocence est judiciairement établie. Le cul litigieux, celui de Frédéric Mitterrand, se trouve entre les deux chaises : son truc serait de rendre chou pour chou à des boxeurs de quarante ans, mais les malintentionnés soutiennent qu’il préfère, ou a préféré, les petits garçons. A la grande époque du petit père Combes, les républicains enseignaient déjà que les prêtres enculaient les écoliers. Il y a là-dessus un roman de Mirbeau. Sa chance, c’est que les malintentionnés sont nazis, ou quelque chose d’approchant. Dans sa famille, on a de la ressource. On se souvient que Dieu, alias Tonton, instilla une proportionnelle qui fit passer l’audience électorale du Front National, repaire des présents nazis ou assimilés, de 1% à 15%. Tombera, tombera pas ? Pas à mon bénéfice, en tout cas. Donc, sincèrement, je m’en fous.

La situation est fausse, parce que la chasse aux pédophiles est allée de pair avec la promotion des pédés.

L'après-mai 68 avait progressivement assis une liberté de mœurs si communément partagée qu'elle ne laissait plus qu'une seule carte aux derniers défenseurs de la moralité publique : la protection de l'enfance, qui avait pourtant beaucoup servi, notamment pour défendre la bande dessinée francophone contre la concurrence américaine.

Elle fut jouée avec succès : les histoires salingues, c'est payant, surtout si l'on en parle avec indignation. Il y a une presse spécialisée.

Seulement voilà : ce qui marche, on vous le pique. En quête de  respectabilité bourgeoise, les prosélytes de la famille tuyau de poêle ont repris l'affaire à leur compte: les défenseurs des bonnes mœurs, c'est nous ! Dotés d'un bras fort long, et médiatiquement dominants, ces ennemis de la structure sociale traditionnelle vous ont orchestré ça magistralement.

Le pédophile, ou prétendu tel (M. le curé  en est un tout trouvé), joue donc le rôle du bouc émissaire, chargé d'expier toutes les déviances des intellectuels. La plèbe hurle à la mort : elle adore . Les juifs ont connu ça. Les nobles aussi.

Bien sûr, l'affaire Dutroux a prodigieusement favorisé cette stratégie : une véritable explosion de la psychose populaire.

Au sein de la classe dirigeante belge, il n'est d'héréditaire, donc de respectable, que la famille royale, fort pieuse au demeurant. Tout le reste, surtout côté wallon, c'est un peu comme en France.

Dutroux était un proxénète, fournisseur de M. le ministre, de M. le gouverneur, de M. le procureur du roi... nul ne sait qui au juste, secret professionnel de M. Dutroux, qui prenait soin d'assassiner les jeunes filles ayant rempli leur office. Les mortes ne sont pas bavardes.

Ce criminel était un prestataire de services, pas un sadique.

Mais, de toute façon, l'amalgame entre pédophile, agresseur et meurtrier sexuel relève de la propagande.

Ce qui fait le pédophile est une pure question d'âge légal : au-dessous de cet âge, le mineur est irréfragablement présumé inapte à consentir à des relations sexuelles, fût-ce le flirt le plus innocent. Bien entendu, ce seuil est variable d'une époque à l'autre, et d'un Etat à l'autre. En France, à l'heure actuelle, il est de 15 ans, lorsqu'il s'agit de pratiquer soi-même les relations, mais les modèles doivent en avoir 18 lorsqu'on regarde des images. En revanche, le sexe de la "victime" est sans conséquence.

Mieux vaudrait que les grands de ce monde organisent leurs ballets roses au vu et au su du menu peuple : cela épargnerait des vies humaines.

Quant aux prêtres, aux instituteurs, aux moniteurs de gymnastique, aux grands-pères, et j'en passe, je leur propose de mettre fin à la chasse aux sorcières qui les terrorise en formant une milice, qui défilera martialement sur les Champs-Elysées, au cri de « A bas les vrais violeurs ! ». Ou bien la police tirera dessus, comme sur les anciens combattants le 6 février 34, ou bien la fumée de l'encens montera vers leurs narines.

Comme vers celles des invertis.

Car s’en prendre à un inverti, surtout ministre, ce n’est pas de jeu.

Et les mineurs prostitués par papa-maman ? Prenons le cas du touriste qui ramassa sept ans fermes, en France, pour avoir été sucé, en Thaïlande, par une fille d’une douzaine d’années, présentée au client par sa tante. La tante, à ma connaissance, n’a pas été condamnée. Le touriste, qui avait payé pour essayer les spécialités locales, me semble moins coupable.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article