Revenir à Keynes

Publié le par Nectaire Tempion

Chiche ?

Churchill a dit : « Quand je demande un avis à quatre économistes, j’en reçois cinq car Keynes m’en adresse deux ».

Un homme de ressource…

Sur ce terrain, je ferais bien de m’en tenir à un silence prudent, car je suis plus nul que nul en économie. Néanmoins, au temps de ma récente jeunesse, car je ne suis pas plus vieux qu’Obélix n’est gros, j’ai quand même lu la « Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie ». Fort de ce souvenir, je doute que cet auteur ait jamais encouragé le recours permanent au déficit budgétaire. Le déficit systématique consiste, ponctuellement, à mettre le budget de l’Etat en déficit, pour injecter de l’argent frais, provenant de l’emprunt, dans l’économie. La relance qui en résulte engendre des recettes fiscales, qui épongent le déficit. Mais pour que ça marche, le taux global des prélèvements obligatoires ne doit pas excéder 25 % du revenu national. Un pourcentage de revenu national est inférieur à un pourcentage de produit national brut.

Il est réaliste, et ce n’est plus Keynes qui parle, de considérer comme normal (je ne dis pas que c’est bien) un volant incompressible d’emprunt. Des emprunts nouveaux remboursent les emprunts échus, ce qui rend la dette éternelle. Il n’en résulte ni qu’il faille faire de la cavalerie, c’est-à-dire s’endetter pour payer les intérêts de la dette (ça, c’est du Necker), ni laisser celle-ci augmenter indéfiniment. Quand la limite est franchie, ouille, ouille, ouille… Les gouvernants ne s’en porteront pas plus mal. Les gouvernés, en revanche…

Il est deux façons de s’en sortir : la dépréciation monétaire, donc la transformation des créances en eau de boudin, et l’aggravation des impôts, qui ne sont déjà pas supportables. Mais les conséquences sur le niveau de vie des administrés enchantent les bureaucrates.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article