Sur le terrorisme

Publié le par Nectaire Tempion

Le terrorisme alimente l’actualité, mais on en parle depuis longtemps. Notamment, la bande à Baader et ses émules italiens avaient défrayé la chronique, pendant les « années de plomb ». En 1993, ce qui a réussi le fameux onze septembre avait échoué.

Ce phénomène avait inspiré une étude  dont l’intérêt n’est pas épuisé :

« La convention de terreur », par Michel Rétiveau, L’Harmattan, 1994.

« Convaincu qu’au-delà de leurs divergences quelque chose d’essentiel unissait l’Etat et ses fractions sécuritaires aux partisans de la violence terroriste », Monsieur Rétiveau a conçu, dans un esprit structuraliste, « un nouveau cadre théorique pour comprendre et expliciter les formes que la violence organisée, minoritaire ou majoritaire, revêt dans les sociétés démocratiques contemporaines ». L’ouvrage est sous-titré : Terreurs légales et terrorismes dans les sociétés démocratiques.

 

L’auteur est orienté à gauche ; il s’y est même engagé vigoureusement, puisqu’il fut avocat collaborateur du fameux Jacques Vergès (dont il parle sans complaisance).

Esprit original, il cède néanmoins parfois aux préjugés inusables du prêt à penser parisien (d’accord, c’est le point de vue d’un plouc). Mais la grande faiblesse de sa construction, pourtant décapante, apparaît dès le sous-titre : « dans les sociétés démocratiques » .

 

Monsieur Rétiveau n’a pas, d’emblée, fait savoir en quoi consistent selon lui les sociétés démocratiques. Sa démocratie se dessine au fil des pages comme un portrait impressionniste. C’est une polysémie dont il faut retenir à la fois toutes les acceptions.

 Mais il discerne deux éléments majeurs dans une société démocratique :

- un consensus majoritaire ;

- le libéralisme individualiste, générateur d’une société instable.

Page 102, il écrit : “ ... il n’existe pas de frontière très nette entre un Etat démocratique qui serait exclusivement fondé sur le respect des libertés individuelles, et un Etat totalitaire qui ne reposerait que sur la répression. Il existe plutôt une sorte de continuité entre les deux... ” Dans ces conditions, notre auteur aurait pu évacuer sa notion de société démocratique. En effet, on peut constater  :

- que les différents régimes, du paradis fiscal à la dictature socialiste, concèdent à leurs gouvernés une marge variable d’autonomie ;

- que les méthodes officielles, voire officieuses, sont, d’un régime à l’autre, plus ou moins brutales.

Les deux ne vont pas forcément de pair. Ainsi, le crépuscule ottoman a pu être décrit comme “ une anarchie tempérée par des massacres ”.

Mais notre auteur maintient sa notion, sans être dupe (passim) de son côté mystifiant. Dans sa conclusion, page 236,  il enfonce le clou : “L’Etat de droit démocratique n’existe que dans la mesure où il correspond aux intérêts objectifs du groupe au pouvoir et de ses alliés... les dissidents de la démocratie contribuent à mettre bas le masque consensualiste de l’Etat de droit et font surgir sa grimace terrifiante... Les démocraties ne sont jamais l’Etat de tous. Victimes de leur ambiguïté fondamentale, elles sont continuellement confrontées à des forces centrifuges qui les balancent entre dialogue et élimination. Dans ce contexte de guerre civile permanente le concept d’Etat de droit se révèle fallacieux non parce que les libertés publiques sont formelles mais parce qu’elles sont sélectives, réservées, comme par une sorte de récompense, à ceux qu’on juge intégrés ou intégrables ”.

 

Intéressant, non ? Mais je marque une pause pour affronter une difficulté : Monsieur Rétiveau et moi ne donnons pas le même sens aux mêmes mots. Ce n’est pas gênant quand il forge un concept, qu’alors il définit. Mais son langage courant est décalé par rapport au mien.

Ne souriez pas en songeant à l’incommunicabilité des consciences, dont je me suis, moi aussi, gaussé :

 

Solitude

A l'époque des transatlantiques, des ventilateurs à longues pales qui tournaient lentement dans la touffeur des bars, des tangos argentins et des fonctionnaires coloniaux, les nouveaux venus sous les tropiques ne comprenaient pas les extrême-orientaux. Quelques années plus tard, ils croyaient les comprendre, illusion qui se dissipait vers la fin de leur carrière.

Une langue étrangère et des moeurs exotiques, dont les plus déroutantes sont, à mon humble avis, celles des indigènes du Pas-de-Calais, donnent à l'autre une aura de mystère. Cet obstacle franchi, chacun comprend superficiellement son prochain.

Superficiellement, car, en profondeur, les consciences sont incommunicables.

C’est notoire.

Il en résulte évidemment que nous sommes tous des incompris.

C'est frustrant.

Pleurons sur nous-mêmes, ô mes frères...

 

Mais trêve de romantisme : pénétrer, non la conscience de notre auteur, mais son texte, m’a demandé un effort d’adaptation. A moi de repérer les faux amis, d’éviter les chausse-trappes. J’entends bien qu’on ne se comprend jamais que grosso modo, voire à-demi, mais d’ordinaire, cela suffit, par exemple pour échanger des monologues dans un débat télévisé. D’où vient cette peine ?

Malgré des études juridiques communes, nous n’avons pas la même culture. Il est haut fonctionnaire, et moi, administré. A l’âge adulte, il a fréquenté Vergès et Foucault ; autour de ma douzième année, j’ai dit bien poliment bonjour, chez ma grand-mère, à Pierre Boutang. Il s’est nourri de Rousseau, moi de Rivarol ; lui du jeune Marx, moi de La Varende. Pendant que je m’amusais à lire des romans chinois, il a dépouillé un matériel que je n’ose dire gauchiste. En effet, je me suis trouvé dans le cas de répondre à la question suivante : un gauchiste n’a-t-il pas les deux mains du côté droit ? Rassemblons nos rudiments d’anatomie : le coeur à gauche, le porte-monnaie à droite. Donc, un gauchiste a les deux mains du côté droit, des mains pleines de doigts, et des doigts crochus. Mais j’ai renoncé à faire usage du mot “gauchiste”.

 

Désireux, pour ma gouverne, d’analyser le texte sans le distordre, je m’en étais remis à l’auteur, donc j’avais bricolé ce montage de citations qu’on appelle en franglais “ digest ”. Copieux (13 pages) mais indigeste, même entrelardé de mes protestations (26 pages). J’ai mis ça au panier, et changé de méthode. D’abord, un glossaire, ensuite retour au texte ; mais pendant que j’y étais, j’ai enrichi le vocabulaire de quelques entrées que la compréhension de l’ouvrage n’exigeait pas vraiment. Voici la première :

 

 

Algérie : Monsieur Rétiveau lui a consacré des pages blasphématoires, malgré les menues concessions que voici :

Page 128, à propos du “droit au sévice”: “Concrètement, il ne s'agira certes pas de l'usage généralisé de la «gégène» qu'affectionnaient les commandos du colonel Massu et nous ne prétendons pas que les commissariats de police sont autant de villas Susini.”

1 - Pourquoi la villa Susini plutôt que la caserne des Tagarins : dans les hôpitaux d’Alger, on désignait par “fracture des Tagarins” une fracture spécifique du coccyx, obtenue par les gendarmes du colonel Debrosse, que le Général fit général en récompense de ses loyaux sévices, en pratiquant la gégène sur les suspects d’appartenance à l’O.A.S.

2 - Le général Massu commandait la place d’Alger. Notre auteur aurait-il confondu avec le colonel Bigeard ?

Pour ma part, je n’affirme pas que les casernes de commandos soient autant de commissariats. En tout cas pas celui de Tourcoing, théâtre de l’affaire Sydney Manoka.

Page 145 : la France “a pratiqué une authentique terreur extérieure comme en témoigne la guerre d'Algérie.

 Quand en 1956, le gouvernement de Guy Mollet fait voter une loi de pouvoirs spéciaux confiant à l'armée le soin de rétablir l'ordre en Algérie, il entend bien placer en dehors des garanties constitutionnelles l'ensemble des départements algériens.”

“Extérieure... la guerre d’Algérie”; quatre lignes plus loin: “départements algériens”. Je déteste l’incohérence. Notre auteur n’y échappe pas, mais, à sa décharge,  le discours officiel, de 1848 à 1962, mit  l’Algérie, tantôt dedans, tantôt dehors, voire les deux en même temps.

Sous-entendu : c’était injuste. Je veux bien mettre en doute le bien-fondé de la souveraineté française en Algérie, mais alors le maître légitime de ce territoire est le chef de nom et d’armes des Osman. Je veux bien contester la légitimité ottomane, mais alors, jusqu’où dois-je remonter? Jusqu’à Massinissa, roi des Numides ? Jusqu’à Vercingétorix, notre totem à tous ? Ou jusqu’au caporal Hitler, dont le père était garde-frontière au service autrichien ? Si je faisais le salut hitlérien en gueulant : “Heil Rétiveau”, il se sentirait insulté; si je le faisais en beuglant : “Heil Vergès”, cet intellectuel conséquent adresserait sans doute à ma chétive personne le sourire fat de qui doit sa fortune à son mérite. Je n’ai ni mérite ni fortune. Fortune ne puis, mérite ne daigne, Tempion suis.

 

J’en arrive ainsi aux blasphèmes. Ils font frémir.

Ledit Vergès, ancien patron de notre auteur, en prend plein sa gamelle, et plein son casque. Page 233 : “Vergès a été successivement l'avocat des mouvements terroristes, du nazisme (sous l'avatar de Klaus Barbie), d'éléments de la teneur maligne (Dufourg...) et de l'Islam. Il n'est ni hérétique, ni contradictoire, ni inconséquent. Il exprime dans chacune de ses défenses le même rejet opiniâtre des valeurs démocratiques.” Mais ce n’est que la conclusion. Page 41, notre auteur le cite perfidement : “... à l’heure des fours il a su rester un juif de petits fours, chacun à sa place et les vaches seront bien gardées”. « Il », c’est Léon Blum. Page 94, il souligne la mauvaise foi pro-F.L.N. de son ex-patron, au détriment du M.N.A. et des pieds-noirs. Page 39, il évoque les relations de Me Vergès avec François Genou, “le financier néo-nazi du terrorisme international”. Mais Monsieur Rétiveau ne se borne pas à régler son compte à son ex-employeur.

Pages 38 à 40, il s’appuie sur « Le Croissant et la croix gammée », Albin Michel, 1990, de Roger Faligot et Rémi Kauffer qui “mettent à nu... l’alliance entre extrémistes islamistes, militants nationalistes arabes, diplomates et agents secrets nazis.

 S'ouvrant sur une citation d'Adolf Hitler: «Le mouvement de libération arabe est notre allié naturel», l'élément central du livre est le chapitre 14, «La relève» qui retrace dans la période contemporaine les liens entre néo-nazis, nostalgiques d'extrême-droite et terroristes arabes.

 Le banquier suisse François Genoud constitue l'élément-pivot de l'enquête... “Dans les années 1955, il se préoccupe de plus en plus du monde arabe et après plusieurs séjours en Egypte, où il se lie d'amitié avec Ben Bella, il crée en 1958 la Banque commerciale arabe, qui va notamment gérer le trésor de guerre du FLN. Après l'indépendance de l'Algérie, il s'installe dans ce pays, mais en 1963 y séjourne en prison sous l'accusation d'avoir détourné le trésor du FLN.”

En reprenant ces faits, Monsieur Rétiveau a violé l’omertà : voilà les dires d’un homme, et non d’un paillasson. Il poursuit :

“L'itinéraire de François Genoud témoigne définitivement, selon Faligot et Kauffer, de l'alliance maudite entre l'Islam et le nazisme”. Cette alliance serait forgée par le “rapprochement de deux traditions politiques, voire mystiques, attirées l'une par l'autre comme par un aimant” et ceci depuis au moins la fin du 19ème siècle. Ces deux mystiques, fondées sur l'identité tribale et l'exclusion, ne pouvaient que se retrouver contre les démocraties occidentales libérales et colonialistes.

 Cette thèse de la parenté idéologique a bien sûr été très vivement critiquée. Vergès, dans ses entretiens avec le journaliste complice Remilleux, qui intitule bizarement (sic) l'ouvrage “La faucille et le croissant”, s'élève contre une interprétation qu'il juge tendancieuse alors que dans ce rapprochement il “s'agit du jeu subtil et stratégique des alliances”, les leaders arabes s'appuyant volontiers depuis le début du siècle sur l'Allemagne pour contrer l'impérialisme anglais et français au Moyen-Orient. Le quotidien Libération, pour sa part, a aussi dénoncé cette hypothèse qui risque de renforcer la suspicion ou le racisme anti-arabe.

Demeure que le “Croissant et la croix gammée” a focalisé l'attention sur la complicité avérée entre les antisémites nostalgiques du nazisme et certains mouvements palestiniens et islamiques. Il a également mis en lumière la thèse trop souvent occultée de la légitimité du terrorisme moyen-oriental face au complot sioniste et impérialiste.

De cette thèse, Jacques Vergès s’est fait l’un des plus virulents imprécateurs et théoriciens.”

A mon humble avis, Messieurs Faligot et Kauffer avaient mis dans le même sac panarabisme et panislamisme, c’est-à-dire deux courants en sens inverse. Le national-socialisme inspire le premier, le nihilisme russe le second.

Quant au jeu des alliances, la Porte joua la carte allemande, les notables syriens, la française, et les princes hachémites, qui, eux, étaient arabes, la britannique.

Je ne reviendrai pas sur les cas de Nasser et d’Hafez el Assad. Aucun des deux n’était Algérien, donc Français.

Pages 92 à 94, Monsieur Rétiveau aggrave encore son cas : “... Sur l'action terroriste du FLN, il y a peu à dire tant les mêmes actes se répètent un peu partout : exécutions sommaires, attentats collectifs, tortures... Un exemple, celui de Djamila Bouhired, défendue par Vergès” (encore lui), “ qui l'épousa ultérieurement, réunira tous les ingrédients de l'acte terroriste. Cette jeune militante du FLN dépose dans un café algérois, « Le Milk Bar », fréquenté par la population pied-noir d'Alger, une bombe qui en explosant fera plusieurs morts et blessés (1957). Jugée, puis condamnée à mort, mais graciée par René Coty, Djamila Bouhired retient surtout notre attention par le caractère exemplairement terroriste de l'acte qu'elle a commis. La cible était urbaine, civile. L'attentat était absolument aveugle. Il ne pouvait donc servir que l'action de propagande du FLN à défaut de toute signification militaire ou stratégique.

 Mais au-delà de l'acte, c'est la raison pour laquelle le FLN a dû s'en remettre à l'action terroriste qui doit retenir l'attention. En réalité, en cette fin des années cinquante, le FLN vient d'essuyer un échec sur un triple front :

 - Sur le terrain militaire, le FLN est vaincu. Dès 1956, l'armée française est investie des pleins pouvoirs; elle saura les utiliser d'abord pour mener des opérations militaires proprement dites, réduisant peu à peu les zones libérées par les maquisards et les isolant de leur sanctuaire tunisien par un barrage électrifié considéré comme très efficace. La politique de déportation des populations civiles jugées sympathisantes et leur regroupement dans des camps directement contrôlés, réduisirent encore plus la capacité des maquisards à se réfugier au sein de la population.

 Mais c'est surtout par une impitoyable politique de répression intérieure que l'armée va assurer le succès de sa contre-offensive. Le regroupement, l'assignation à résidence, la torture généralisée enfin sont les moyens d'action les plus courants de cette entreprise de répression.

 On ne s'étonnera donc pas que le FLN ait virtuellement perdu la guerre dès les années 1957-58, malgré une résistance opiniâtre mais insuffisante face à un adversaire aussi résolu que lui.

 - Sur le terrain politique, le FLN avait également perdu la guerre. Loin de représenter l'ensemble de l'opinion algérienne, il n'en était qu'un élément apparemment plus engagé dans une voie progressiste.

 Au demeurant, ses sympathies socialisantes étaient souvent jugées douteuses et Gisèle Halimi confesse sa naïveté lorsqu'elle narre l'odyssée de Djamila Boupacha, cette jeune militante enlevée et séquestrée car elle ne voulait pas rester en Algérie où, malgré la propagande, les femmes n'avaient aucun rôle significatif. Quoi qu'il en soit, déjà malmené sur sa gauche, le FLN se heurtait à des éléments nettement modérés (MNA) et à des ralliés, notamment kabyles.

 - Echec sur le terrain médiatique et d'opinion en France où le FLN n'était parvenu qu'à rallier une coalition de supports hétéroclites qui rendait son action de propagande malaisée.

 C'est devant ce triple échec que le FLN a finalement fait le choix d'une stratégie terroriste.” Pour enfoncer le clou, le traître cite à nouveau, devinez qui, Me Vergès : «Nous n'avions pas d'autre choix, expliquait-il, que de porter le combat devant l'opinion publique française et internationale en la frappant de stupeur. Nous devions provoquer les pieds-noirs et leurs alliés dans l'armée afin de les inciter à commettre des actions de plus en plus irréparables. Ainsi nous assurions-nous, en métropole, de l'appui des bolcheviks et des humanistes qui dénonceraient avec nous les crimes de l'armée française. Ce soutien nous permettait, à son tour, de lancer de nouvelles entreprises de terreur qui, légitimées par le sceau de la Résistance, nous positionnait comme le seul interlocuteur des Français. Il fallait bien sûr écraser sans défaillance les modérés Algériens qui auraient pu être considérés comme une alternative à notre monopole de représentation».

Notre auteur de conclure : “le recours au terrorisme, dans un conflit colonial, signale un échec qu’il soit d’ordre militaire ou politique”.

 

“Les zones libérées par les maquisards” : il y a là plus qu’une concession, une complicité. En effet, les ennemis occupent, les copains libèrent. Malgré l’analyse révoltante qu’il a perpétrée, le triste sire n’est donc pas entièrement perdu pour une juste cause : l’anticolonialisme. Alors, Monsieur Rétiveau est-il cartieriste ou léniniste ? Le cartierisme est populaire : je n’imagine pas Monsieur Rétiveau votant Front national. Donc, son anticolonialisme est d’inspiration léniniste. Le grand soir ne partira pas des pays industrialisés, mais il est possible de le lancer là où les contradictions du capitalisme sont les plus flagrantes : les pays arriérés ou coloniaux. A cette fin, il sied d’exciter les nationalismes indigènes, pour ensuite en flouer les adeptes au bénéfice de l’internationalisme prolétarien. Toutefois, là où il vit, c’est-à-dire à Paris, notre auteur préfère un régime modéré. Mais ce qui serait trop dur pour un occidental ne laisse pas d’être expédient pour mener les bougnoules. Tandis que moi, morbleu, je suis, sinon colonialiste, ça, c’est selon, du moins anti-décolonisateur. Y compris sur le territoire métropolitain : l’irréparable étant accompli, j’éprouve de la compassion pour les réfugiés, notamment les harkis.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article