Un anniversaire approche

Publié le par Nectaire Tempion

La fin de la « guerre » d’Algérie. Un 11 novembre, en quelque sorte. En realité, il y eut une révolution d’inspiration hitlérienne. Dans la région lilloise, des réglements de compte entre les sicaires du FLN, néo-nazis, et ceux du MNA, archéo-kominterniens. De temps à autre, les flics découvraient une chambre de torture dans l’arrière-salle d’un bistrot. A Roubaix, un commissariat fut attaqué ; après quoi, pendant de nombreuses années, l’entrée de tous les commissariats fut gardée, mitraillette au poing.

A Paris (pas dans le Nord où le MNA était en position de force), le FLN levait l’impôt révolutionnaire sur les travailleurs algériens.

Ne dites pas non : ce fut l’ambiance de mes vingt ans.

En Algérie, la révolution fut battue à plates coutures, et pas par des super-flics, ni des soldats d’élite, mais par les bidasses du contingent.

Après quoi, un traître, dont le nom est dans toutes les mémoires, livra l’Algérie (et les gisements du Sahara, c’est pourquoi le prix de l’essence à la pompe m’amuse), aux nazillons, ce qui lui valut, en métropole, une immense popularité. Il organisa un referendum, en métropole, le 8 avril 1962, avec un résultat digne d’un régime totalitaire : oui à 95,2 % des suffrages exprimés.

Les mois qui suivirent furent consacrés à mettre en place le régime hitléro-gaullien qui existe encore. Formalité rituelle : un plébiscite, en Algérie, en marqua l’indépendance, le 1er juillet : oui à 99,7 % des suffrages exprimés.

Pour le cinquantenaire de cette indépendance, je demande solennellement le transfert des cendres de Charles de Gaulle en Algérie.

 

 

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