Une institution exécrable

Publié le par Nectaire Tempion

On appelle musée  la tanière d’un fauve insatiable, dont le rôle effectif consiste à désertifier culturellement le cadre de vie :

- ce tableau, qui, jadis, surmontait un autel, au musée ;

- ces fragments lapidaires, débris du vandalisme, au musée ;

- ce portrait de magistrat, attribué à Largillière, au musée ;

- cette chocolatière, souvenir de la tante Adélaïde, qui fut raccourcie révolutionnairement, au musée ;

- et même le pispot en argent de l’oncle Edouard, aux poinçons d’Amsterdam, 1750, mais faux d’époque 1900, comme le prouve, dès le premier coup d’œil, son rebord trop large, au musée.

Au musée. Pas à la décharge publique. Pas encore.

 

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