L'adoption

Publié le par Nectaire Tempion

Le droit civil français en vigueur en distingue deux, simple ou plénière, mais je me garderai d’en faire l’analyse, d’abord car je suis publiciste de formation, ensuite car j’entends me placer en défenseur invétéré des stuctures lignagères.

J’envisage deux mobiles à une adoption :

- éviter l’extinction du nom ;

- satisfaire un désir d’enfant.

Dans le premier cas (je n’aborde pas la question du report d’un titre), y a pas le feu au lac tant qu’il reste, au sein de la famille élargie, des mâles pouvant procréer des enfants légitimes).

Dans le second, je suis désolé, mais un bébé, fût-il extirpé à grands frais d’un orphelinat sovietnamien, n’est pas un ours en peluche, ni même un animal de compagnie. C’est mieux pour lui de passer à l’ouest, mais ce n’est pas lui qui désire. Et puis, point n’est besoin d’adopter pour recueillir . Le général Massu avait des enfants en dur, d’autres en préfabriqué.

Mais je triche, car la question qui tue, c’est l’adoption homosexuelle. Ayant promis de ne pas faire de droit, je renvoie les curieux à la jurisprudence. Ils constateront que les lesbiennes font preuve d’astuce, mais que les tribunaux ne se laissent pas faire.

Je ne puis toutefois m’empêcher de rappeler une vieille affaire : pas le droit, seulement les faits. Un couple de prêtresses de Sappho s’était entendu avec un homosexuel masculin pour qu’il engrosse l’une d’elles, et puis bonsoir. Après la naissance, le père avait réclamé la garde de l’enfant. La cour d’appel avait constaté que la fillette était perturbée…

Deux personnes de n’importe quel sexe genre peuvent prendre en charge un enfant (ou plusieurs : songez à Joséphine Baker) et l’entourer de la tendresse dont il a besoin, sans montage juridique tordu.

Je redoute que le législateur ne trifouille la matière pour que deux castratrices puissent exercer les devoirs parentaux sur l’enfant de l’une d’elles ou d’une tierce personne. Que les gays reçoivent les mêmes prérogatives m’inquièterait moins. Ils me font rire ; leurs consœurs me font peur.

Et le don de sperme ? Les descendants devraient pouvoir connaître l’identité du donneur. Et l’accouchement sous X ? Les descendants devraient pouvoir connaître l’identité de la femme, au terme d’un délai suffisant pour préserver ses intérêts.

Voilà : j’ai vidé mon sac.

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